Progestèrone : hormone et santé au naturelle

Cycle féminin corrélé aux taux de progestérone et d'oestrogène.

Cycle féminin corrélé aux taux de progestérone et d’oestrogène.

Synthétisée à partir du cholestérol dans le corps jaune ovarien, le placenta, les surrénales et les testicules, la progestérone était anciennement appelée lutéine. C’est l’hormone du bien-être, de la détente et de l’optimisme. C’est l’hormone des projets. Grâce à son action, nous pouvons nous projeter vers nos objectifs et les réaliser. En son absence, les reins s’affaiblissent, les taux de cortisol augmentent, le système immunitaire ne fait plus face, nous perdons nos racines et nos ailes.

Au maximum pendant la 2ème partie du cycle, elle chute brutalement au bout de 12 jours environ, provoquant les règles et à partir de 48 ans les symptômes de la pré-ménopause.

Son action sur le corps physique

Elle a une influence positive sur la masse osseuse car elle stimule les ostéoblastes, cellules chargées de la reconstruction osseuse. Elle permet l’implantation de l’ovule, l’alimentation du foetus et la lactation. Une femme enceinte a, normalement des taux de progestérone très élevées. La progestérone naturelle inhibe les contractions utérines et modère le tonus utérin. Elle est diurétique, anti-dépressive et sédative. Précurseur des androgènes, des oestrogènes et du cortisol, elle est la mère des hormones et elle restaure également la libido. Elle stabilise les hormones thyroïdiennes, accroit la production d’énergie dans les neurones et prévient le déclin des fonctions cérébrales. Elle aide à réguler le taux de sucre dans le sang ainsi que les taux de zinc et de cuivre.
Elle participe à la protection contre cancer de l’endomètre et du sein. Elle favorise l’exploitation des graisses au bénéfice de l’énergie.
Elle améliore la respiration cellulaire.

En période de stress, la progestérone est directement convertie en corticostéroïdes, c’est à dire en hormones du stress. L’insuffisance progestative entraîne une hyperfolliculinie, c’est à dire une augmentation des taux d’oestrogènes. En période de pré-ménopause et en période de stress, la progestérone est la 1ère hormone qui chute ce qui peut entraîner de la dépression (la progestérone régule les états psychiques), des troubles du sommeil et de l’appétit, de la prise de poids et de la rétention d’eau (elle ne peut plus équilibrer l’action des oestrogènes). La pré-ménopause aggrave tous les symptômes du SPM, celui-ci étant le signe précurseur, à ne pas négliger , d’un dérèglement au niveau  de la progestérone. Lorsqu’une femme est enceinte, le manque de progestérone peut déclencher des pertes de sang, des contractions et même une fausse-couche ou un accouchement prématuré.

Les hommes souffrent des mêmes problèmes lorsque, à l’andropause, ils transforment trop leurs androgènes en oestrogènes, à cause de la sédentarité, de l’alcool, d’une alimentation inadaptée ou de stress mal gérés.
Pour synthétiser la progestérone, le corps a besoin :

  • du cholestérol,
  • des prostaglandines PGE1 et PGE 2 : Oméga 3 et 6,
  • de zinc, de magnésium, de la vitamine B6 et du béta-carotène.DNA

On peut aussi apporter la progestérone par des plantes, la plus connue étant le yam mexicain mais il est de toute façon indispensable de s’assurer que le foie reçoit bien toutes les briques dont il a besoin pour fabriquer sa progestérone. La progestérone de synthèse, comme toutes les molécules de synthèse, chimiquement identiques à la molécule naturelle n’est pas accompagnée de tout ses co-facteurs et de ses co-enzymes qui la modulent, la tempèrent, permettent au corps de l’utiliser en évitant les effets secondaires indésirables.

Les précurseurs alimentaires de la progestérone

Vitamine B6

  • augmente la synthèse de la progestérone
  • diminue les oestrogènes en renforçant le catabolisme au niveau hépatique.
  • favorise la production de la dopamine et de la sérotonine à partir de la     phénylalanine et du tryptophane, d’où diminution du besoin de sucre , de la dépression et de l’insomnie.
  •  aide à la conversion des prostaglandines.
  • ses sources : lait maternel – graines germées – levure de bière fraîche – jaune d’oeuf – légumes verts – chlorella ………….
  • ses inhibiteurs : la pilule – l’alcool – la cuisson –

Dose conseillée : 200 à 500mg/j dans la 2ème partie du cycle.

Magnésium

  • évite l’élévation de la glycémie en période prémenstruelle ou de préménopause.
  •  favorise la synthèse de la sérotonine et de la dopamine et la conversion des prostaglandines.
  •  évite la constipation.
  • ses sources : céréales complètes – amandes – noisettes – noix –
  • ses inhibiteurs : l’alcool – le stress – l’acide oxalique (épinard) – l’acide phytique (céréales non germées ou non lactofermentées) – surgelés –
  • le calcium, les protéines, les sucres et les phosphates augmentent les besoins en Mg.

Dose conseillée : 250mg à 1,5g/j

Zinc

  • est essentiel à la conversion de l’acide gammalinolénique en prostaglandines PGE1 qui entrent dans la composition des hormones stéroïdiennes des glandes surrénales.
  • ses sources : tous les fruits de mer – les plasmas marins
  • ses inhibiteurs : le stress – la pilule.

Dose conseillée : 50mg/j ; zinc + betacarotène renforcent l’immunité.

Vitamine E

  • augmente la synthèse de la progestérone à raison de 200 ui/j pas plus.
  • ses sources : germe de blé – amandes – noisettes – végétaux verts et graines germées – celloxygène
  • ses inhibiteurs : la pilule – la grossesse et la ménopause.

Vitamine A

  • diminue la synthèse des oestrogènes
  • augmente la synthèse de la progestérone
  • ses sources : les microalgues : chlorella, spiruline, dunaliella salina
  • légumes verts – les fruits secs – tous les fruits et légumes jaunes, rouges, orangers –
  • ses inhibiteurs : médicaments contre le cholestérol.

Dose conseillée : 50 à 75 ooo ui/j 15 jours avant les règles ou en préménopause sous forme de betacarotène

Les omégas 3 et 6 que l’on trouve dans un rapport parfaitement équilibré dans l’huile et les graines de chanvre ainsi que dans les graines de Chia.

Les plantes sources de progestérone

Le Dong quai
L’Alfalfa (germé ou en poudre)
L’Alchemille vulgaire
Le chardon marie
l’Achillée millefeuille
Le Grémil (antioestrogènes)
Le Gattilier (vitex agnus castis) antioestrogène
L’huile essentielle de cumin  (Cuminum cyminum op semences)
L’huile essentielle de coriandre ( coriandrum sativum op semences)
Le bourgeon de cassis
Le bourgeon de framboisier
Le bourgeon d’airelle

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *