Côté équilibre hormonal

HORMONES, OESTROGENES, AROMATASE ET CANCER

HISTOIRE DE NOS HORMONES

LA GRAND-MÈRE DES HORMONES : LA PRÉGNÉNOLONEGrande famille. Illustration de linéaire photo libre de droits

Issue du cholestérol et Mère de la DHEA, elle accroît l’efficacité de la DHEA et se convertit directement en progestérone.

Elle est présente dans les surrénales, les cellules cérébrales et la moelle épinière.

Son mode d’action :

  • elle active les neurorécepteurs stimulants et calmants du cerveau :

c’est un stabilisateur de la mémoire, des émotions et de l’humeur.

  • Elle favorise la résistance aux stress, à la fatigue et à la dépression.

Son mode d’action :

  • elle active les neurorécepteurs stimulants et calmants du cerveau :

c’est un stabilisateur de la mémoire, des émotions et de l’humeur.

  • Elle favorise la résistance aux stress, à la fatigue et à la dépression.

100 fois plus active que toute substance connue pour la mémoire, la concentration et la fatigue mentale, elle module les réactions chimiques, les liaisons protéines-calcium, l’activation des gènes, le renouvellement des protéines et les réactions enzymatiques impliquées dans le stockage et la récupération de la mémoire.

  • Elle module les récepteurs GABA qui favorisent la relaxation, la sédation et le sommeil. Une activité excessive de GABA favorise la lenteur mentale et la dépression.
  • Elle a un effet anti-inflammatoire moins important que la cortisone mais sans effet secondaire.

Sous l’influence du stress, nos glandes surrénales secrètent trop de cortisol, ce qui a un effet négatif sur nos secrétions digestives, hormonales, sur notre système immunitaire ainsi que notre peau

La Prégnénolone vient normalement équilibrer les taux de cortisol ainsi que la DHEA.

Les contre-indications sont les suivantes :

– Cancer de la prostate, du sein ou des ovaires, qui sont des cancers hormonaux dépendants. En effet, la prégnénolone se convertit facilement en androgènes et en oestrogènes.

De même les personnes souffrant de troubles épileptiques car elle a une action anti-GABA.

LA MÈRE DES HORMONES : LA PROGESTERONE

Synthétisée à partir du cholestérol dans le corps jaune ovarien, le placenta, les surrénales et les testicules, la progestérone était anciennement appelée lutéine.

C’est l’hormone du bien-être, de la détente et de l’optimisme. C’est l’hormone des PROJETS.

Grâce à son action, nous pouvons nous PROJETER vers nos objectifs et les réaliser.

En son absence, les taux de cortisol augmentent, les reins s’affaiblissent, le système immunitaire ne fait plus face, les fonctions digestives sont perturbées ainsi que le sommeil. Nous perdons nos racines et nos ailes.

Au maximum pendant la 2ème partie du cycle, elle chute brutalement au bout de 12 jours environ, cette chute provoquant les règles et à partir de 48 ans les symptômes de la pré-ménopause.

Son action sur le corps physique :

  • Elle a une influence positive sur la masse osseuse car elle stimule les ostéoblastes, cellules chargées de la reconstruction osseuse.
  • Elle permet l’implantation de l’ovule, l’alimentation du foetus et la lactation la fertilité et la maternité. Une femme enceinte a, normalement des taux de progestérone très élevées.
  • Elle inhibe les contractions utérines et modère le tonus utérin.
  • Elle est diurétique, anti-dépressive et sédative. C’est l’hormone du bonheur
  • Précurseur des androgènes, des œstrogènes et du cortisol, elle est la MÈRE des hormones et elle restaure également la libido.
  • Elle stabilise les hormones thyroïdiennes, accroît la production d’énergie dans les neurones et prévient le déclin des fonctions cérébrales.
  • Elle régule le taux de sucre dans le sang ainsi que les taux de zinc et de cuivre.
  • Elle protège du cancer de l’endomètre et du sein.
  • Elle favorise l’exploitation des graisses au bénéfice de l’énergie.
  • Elle améliore la respiration cellulaire.

En période de stress, la progestérone est directement convertie en corticostéroïdes, c’est à dire en hormones du stress.

L’insuffisance progestative entraîne une hyperfolliculinie, c’est à dire une augmentation des taux d’œstrogènes.

En période de pré-ménopause et en période de stress, la progestérone est la 1ère hormone qui chute ce qui peut entraîner de la dépression (la progestérone régule les états psychiques), des troubles du sommeil et de l’appétit, de la prise de poids et de la rétention d’eau (elle ne peut plus équilibrer l’action des œstrogènes). La pré-ménopause aggrave tous les symptômes du SPM, celui-ci étant le signe précurseur, à ne pas négliger , d’un dérèglement au niveau de la progestérone.

Les hommes souffrent des mêmes problèmes lorsque, à l’andropause, ils transforment trop leurs androgènes en œstrogènes, à cause de la sédentarité, de l’alcool, d’une alimentation inadaptée ou de stress mal gérés.

Pour synthétiser la progestérone, le corps a besoin :

– du cholestérol,

– des prostaglandines PGE1 et PGE 2 : Oméga 3 et 6

– de zinc, de magnésium, de la vitamine B6 et du bêta-carotène.

On peut aussi apporter la progestérone par des plantes, la plus connue étant le yam mexicain mais il est de toute façon indispensable de s’assurer que le foie reçoit bien toutes les briques dont il a besoin pour fabriquer sa progestérone.

La progestérone de synthèse, comme toutes les molécules de synthèse, chimiquement identiques à la molécule naturelle n’est pas accompagnée de tout ses co-facteurs et de ses co-enzymes qui la modulent, la tempèrent, permettent au corps de l’utiliser en évitant les effets secondaires indésirables.

LES HORMONES DU MASCULIN : LA TESTOSTÉRONE

La testostérone est synthétisée dans les surrénales, les testicules et les ovaires via la prégnénolone, puis la DHEA et la progestérone qui sont ensuite transformées en androsténédione dont la testostérone est issue après action enzymatique.

C’est elle qui donne à l’homme ses caractéristiques mâles :

Raucité de la voix – pilosité – spermatogenèse – développement des muscles et du squelette – augmentation de la masse protéique (anabolisme) et osseuse .

La testostérone fournit une énergie constante et favorise l’endurance.

Elle agit positivement sur la libido.

Elle augmente – le métabolisme basal (métabolisme énergétique du repos) et aérobie.

– le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline ( correction de l’intolérance au glucose dans le diabète de type 2 dit diabète gras)

– la myélinisation des gaines des nerfs

– la tonicité de la peau

– l’humidification des muqueuses et des yeux

– le fonctionnement du muscle cardiaque. La testostérone s’accumule 2 fois plus dans le muscle cardiaque que dans les autres muscles.

– la dilatation des artères coronaires d’où réduction de l’arythmie, de l’angine de poitrine et l’athérosclérose, source de claudication intermittente .

– le débit cardiaque et prévient l’infarctus.

– la taille et le nombre des synapses.

– l’adaptabilité et la réponse au stress

– la qualité du sommeil, la mémoire, la bonne humeur et la confiance en soi

Elle réduit la masse grasse abdominale.

Après 40 ans, les taux de testostérone diminuent. Les cellules graisseuses et la graisse apportées par l’alimentation favorisent la production d’AROMATASE, enzyme qui transforme la testostérone en œstrogènes. On parle d’aromatisation. Les risques de cancers hormonaux dépendants (excès d’œstrogènes) sont alors aussi fréquents chez l’homme que chez la femme.

De même, la testostérone est inhibée ou détruite par les anti-androgènes, les stéroïdes anabolisants, certains antidépresseurs, certains antihypertenseurs, l’alcool, la caféine et comme nous l’avons vu les graisses et les œstrogènes.

Un taux bas de testostérone peut favoriser les problèmes de prostate et même le cancer de la prostate et du colon.

Une alimentation comportant des protéines de qualité favorise la production de testostérone.

LES HORMONES DE LA FÉMINITÉ  : LES ŒSTROGÈNES Elles sont synthétisés à partir des androgènes dans les ovaires et les surrénales. Le terme œstrogènes s’applique à un groupe d’hormones:

l’œstrone (3 à 10 % des œstrogènes)

l’œstradiol (7 à 15%) le plus puissant et, en excès, inducteur de cancers.

l’œstriol (80 à 90%) qui s’oppose à la prolifération des cellules

Les œstrogènes sont responsables des formes féminines : poitrine et hanches , de toutes ses rondeurs… C’est l’hormone de la FÉMINITÉ et de la SOCIALITÉ. L’expression de notre identité féminine, physique et sexuelle, passe par les œstrogènes.

Lorsque celle-ci est mal vécue pour des raisons d’environnements, familial ou culturel, d’incestes, verbal ou physique, de dévalorisation … etc, la transformation des androgènes en œstrogènes est compromise voire littéralement inhibée. La femme peut rester « enfant » ou devenir masculine …

Les œstrogènes sont au maximum pendant la 1ère partie du cycle et chutent au moment de la ménopause .

Leur action sur le corps physique :

Ils contribuent à une bonne masse osseuse en facilitant l’absorption intestinale du calcium et en freinant l’action des ostéoclastes, cellules chargées du nettoyage et de la destruction des cellules usées de l’os.

Ils sont excitants du système nerveux contrairement à la progestérone qui a un effet sédatif. Ils sont inhibiteurs de la dopamine et de la sérotonine, neurotransmetteurs inducteurs de bien-être.

Ils permettent la mise en tension du sympathique:

Ils favorisent – les secrétions d’adrénaline et de noradrénaline

– la conversion du glycogène hépatique en glucose

– l’augmentation de la glycémie

– l’augmentation de la sécrétion d’insuline avec risques d’hypoglycémie qui entraînent une envie de sucres ( facteur de prise de poids)

– la diminution des secrétions d’enzymes digestives(constipation)

Les œstrogènes stimulent la division cellulaire surtout des muqueuses, de la peau et des glandes mammaires. Ils maintiennent et développent les organes sexuels féminins et tous les tissus en général, Ils augmentent tous les processus de multiplication cellulaires, d’où les risques de cancers dits hormonaux dépendants s’ils sont en excès .

La rupture d’équilibre entre progestérone et œstrogènes a pour effet d’élever le taux de 2 autres hormones ; – l’aldostérone qui agit sur les tubules rénaux et augmente la réabsorption du sodium ce qui provoque la rétention d’eau (œdèmes)

– la prolactine qui favorise le gonflement et la sensibilité des seins et diminue la synthèse de la dopamine, d’où dépression.

L’excès d’œstrogènes augmente également la perméabilité des capillaires entraînant une fuite de l’eau dans les tissus et une baisse de la pression sanguine (hypotension)

Les symptômes de la dominance d’œstrogènes chez les femmes

Lorsque les niveaux d’œstrogènes sont élevés (dominance d’œstrogène), une femme peut éprouver certains symptômes tels que

Accélération du processus de vieillissement

Allergies

Augmentation de la coagulation du sang

Baisse de la libido

Cancer de la prostate

Cancer de l’endomètre

Cancer de l’utérus

Cancer du sein

Carence en magnésium

Carence en Zinc

Crampes dans les jambes

Désordres auto-immuns tels que le lupus érythémateux et thyroïdite

Dysfonctionnement thyroïdien, imitant l’hypothyroïdie

Dysplasie du col de l’utérus

État dépressif s’accompagnant d’anxiété et d’agitation

Excès de cuivre

Fatigue

Favorise la formation de caillots sanguins (augmentation de risque d’embolie)

Fibromes utérins

Hypoglycémie

Idées confuses

Infections à levures

Insomnie

Irritabilité

Maladie biliaire

Mains et pieds froids dus à un dysfonctionnement de la thyroïde

Maux de tête, migraine

Métabolisme paresseux

Ostéoporose

Perte de mémoire

Perte osseuse de la pré-ménopause

Prise de poids, plus particulièrement au niveau de l’abdomen, des hanches et des cuisses

Puberté précoce

Règles irrégulières et douloureuses

Rétention d’eau, ballonnements

Sautes d’humeur

Sécheresse oculaire

Seins fibro-kystiques

Syndrome pré -menstruel

Stérilité

Symptômes allergiques, dont l’asthme, l’urticaire, les éruptions cutanées et la congestion des sinus

Tension mammaire

Ce sont des symptômes similaires à la ménopause qui ne sont pas dus seulement aux modifications hormonales mais bien plus sûrement à un état toxémique général…

Les femmes qui utilisent des contraceptifs ou des produits contenant des niveaux élevés de phytoestrogènes comme le soja et les produits à base de soja par voie orale peuvent également rencontrer ces problèmes.

Les symptômes de la dominance d’œstrogènes chez les hommes

Les surcharges d’œstrogènes peuvent induire une diminution de la libido, une faible numération des spermatozoïdes, un faible taux de production de testostérone (hormone sexuelle mâle), un sein élargie (gynécomastie) et des petites testicules chez les bébés de sexe masculin.Lazy fat cat dormir sur le lit photo libre de droits


Des niveaux élevés d’œstrogène
s chez les hommes augmentent le risque de cancer de la prostate, agrandissement bénin de la prostate, les crises cardiaques, l’augmentation des risques d’accident vasculaire cérébral, la maladie artérielle périphérique et l’athérosclérose coronarienne.

 

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